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Des avaries constatées sur les constructions du barrage de Nachtigal au Cameroun : l’ARSEL appelle à des réparations

Des avaries constatées sur les constructions du barrage de Nachtigal au Cameroun : l'ARSEL appelle à des réparations

Des avaries constatées sur les constructions du barrage de Nachtigal au Cameroun : l’ARSEL appelle à des réparations

Le barrage hydroélectrique de Nachtigal au Cameroun, récemment mis en eau par les autorités, présente des problèmes structurels, notamment des fissures et des infiltrations d’eau. Une délégation de l’Agence camerounaise de Régulation du Secteur de l’Electricité (ARSEL) a constaté ces avaries lors d’une récente visite de suivi régulatoire. Les problèmes incluent des fissures verticales et horizontales sur le barrage déversant, des dégradations précoces des bétons sur le bassin de dissipation, des fissures sur la paroi de la prise d’eau d’usine, et des fuites d’eau au moment de la mise en eau du canal d’amenée.

Ces problèmes ont été signalés au ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, et sont susceptibles de retarder la livraison et la mise en service commerciale prévue pour septembre 2024. La société responsable du projet, Nachtigal Hydro Power Company (NHPC), doit effectuer des réparations, ce qui pourrait également retarder l’injection des premiers 60 mégawatts dans le réseau interconnecté Sud en décembre 2023.

L’ARSEL exige de la NHPC un rapport complet sur les anomalies, les solutions proposées, un calendrier de réparation, et la documentation technique et financière des travaux en préparation à un audit de régulation. Le régulateur demande également un calendrier des réparations et souligne les préoccupations liées à la baisse du niveau d’eau due à la période d’étiage, ce qui pourrait compliquer l’approvisionnement électrique dans le pays.

Le barrage de Nachtigal, d’un coût total de 786 milliards FCFA, devait augmenter de 30% les capacités de production d’électricité nationale et favoriser l’hydroélectricité dans le mix énergétique, entraînant des économies sur les achats de combustibles. Selon les accords, le concessionnaire ENEO ou le Trésor public devra payer 10 milliards FCFA à la NHPC chaque mois à partir de la mise en service commerciale, indépendamment de la consommation d’énergie.

Rita Nembi

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